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Je suis né et j’ai grandi près
de Valenciennes.
Jusqu'à l'âge de 18 ans, j'ai
suis resté dans ma petite ville de province si ce n’est
quelques séjours linguistiques en Allemagne et en Angleterre.
Après un baccalauréat scientifique, je n'étais pas sûr que
le système français d'enseignement supérieur soit la
meilleure solution pour moi. Mes parents ont alors eu l’idée
de m’envoyer pendant un an dans le Maine aux États-Unis en
tant qu’ «exchange student», cet élargissement de mon
horizon a eu une double conséquence immédiate: maîtriser
l'anglais tout en découvrant la culture américaine.
Cette année passée à l’étranger
a été le facteur déclenchant qui m'a conduit à choisir une
solution hybride pour la suite de mes études: une éducation
américaine, certes, mais sur le sol français. Etudier à AUP
a donné tout son sens à cette première expérience vécue aux
États- Unis et au travers d’une langue commune, m’a permis
de m’immerger dans une communauté cosmopolite d’étudiants,
de professeurs et de personnels venus de tous horizons. Cet
aspect m’avait échappé au moment de mon choix et cette
expérience internationale s’est avérée formidablement
enrichissante.
AUP avait à l’époque un
Département d'informatique relativement modeste, mais ce qui
a été déterminant, c’était cette approche libérale et
pragmatique qui m’a très rapidement permis d'identifier mon
véritable centre d’intérêt. Au début, mon seul objectif
était sur du court terme: obtenir très vite un diplôme en
informatique afin d’acquérir le niveau nécessaire pour
entrer sur le marché du travail. Avec quelques «credits»
supplémentaires (cousins des «unités de valeur» du système
français) glanés ici et là, j’ai terminé à AUP mon programme
«undergraduate» (équivalent de la licence) en moins de trois
ans.
En tant qu‘undergraduate, je me
suis tout naturellement impliqué dans les activités du
«computer lab», et ai notamment levé des fonds en 1992 par
l'intermédiaire de la «Student Government Association» et
par d'autres sources pour acheter du matériel informatique
haut de gamme pour le campus, notamment 3 postes de travail
NeXT. Cela m'a permis de mettre en place un premier réseau
intranet, à une période où les professeurs ne disposaient
que d’un email CompuServe pour autant qu’ils en avaient un.
Si mes souvenirs sont bons, j'ai également travaillé sur la
maquette du livre de fin d’année de l’AUP en utilisant un
logiciel lointain ancêtre de QuarkXPress!
Mon expérience des salles de
classe à AUP? J’ai le souvenir de classes de faible
effectifs, avec des professeurs très proches des étudiants
et parfois un peu excentriques… Je me souviens de
conversations de groupes animées sur des sujets d’éthique
tous assis en cercle dans le propre salon du professeur Jim
Latham … ou de délibérations sur un projet de programmation
linéaire chez le professeur Jim Clayson. J’avais établi mon
QG dans le laboratoire de Grenelle, sorte d'antithèse du
café AMEX à Bosquet !
J'ai effectué un stage au cours
de mon dernier semestre, dans une société de logiciels ayant
trait à la finance située à la Défense, qui est devenue
depuis une filiale de Reuters. Cette société a fini par me
proposer un poste à plein temps tout de suite après
l'obtention de mon diplôme. Ce premier emploi a eu un impact
considérable dans ma première "carrière" et m’a orienté vers
le développement de logiciels, ce qui m'a conduit vers
divers emplois dans les logiciels financiers (mais aussi en
dessin animé à Dreamworks!).
J'ai ensuite décidé de
compléter mon diplôme technique avec un diplôme en business
pour l'obtention d'un MBA de l'INSEAD à la fin de 2001. Mais
à la différence de mes pairs, qui se sont lancés dans le
consulting, la finance, ou qui ont accepté des postes de
direction dans l'industrie, j'ai décidé de fonder ma propre
entreprise, ETHERYL, spécialisée dans la communauté en ligne
et les systèmes de collaboration, à l'aide du
«Software-as-a-Service modèle» (SaaS). J'ai finalement
revendu une majorité d’actions de ma société florissante à
un groupe d'investisseurs privés en 2007 pour pouvoir me
concentrer sur de nouveaux projets. Le reste de l'histoire
reste à écrire...
Pour résumer, en dépit de mon
statut de Français résidant en France, ma carrière a pris
tout de suite un angle international, beaucoup plus
rapidement grâce à ma formation AUP laquelle a eu et a
toujours un impact déterminant tant dans ma vie
professionnelle et personnelle.
C’était le compromis idéal pour
moi... avec à la clé d’énormes avantages inattendus.
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