|
Je suis la mère de deux enfants
faisant des études supérieures, l’une dans le système
français et l’autre à l’AUP. Je suis bien placée pour
comparer les deux systèmes.
Ma fille Marion, bien que très
bonne élève, se trouvait assez mal à l’aise dans le système
français. Au lycée: pas suffisamment d’autonomie à son goût,
pas de participation au choix des sujets ou lectures, pas
d’écoute ni de vraie considération en tant que personne. Ma
fille a «fait le tour» des écoles, universités,
correspondants potentiellement au cursus qu’elle souhaitait
et le résultat, décourageant, était que rien ne lui
convenait, non pas en terme de connaissances enseignées mais
en terme de façon de les enseigner. Ca a été une grande
chance que l’on nous parle de l’AUP à ce moment là: (janvier,
quelques mois avant de passer le bac, il fallait décider au
plus vite d’une inscription pour la rentrée et elle
envisageait par obligation de s’inscrire dans un endroit qui
ne lui plaisait pas …). Dans le cadre de mon activité
professionnelle, une personne me parle de sa fille qui au
terme de 2 ans dans une faculté française pourtant renommée
n’avait pas du tout trouvé «ce» qu’elle cherchait et avait
intégré «l’AUP» où elle se sentait, enfin, parfaitement bien.
Ma fille s’est aussitôt mise en
lien avec cette jeune fille qui, avec dynamisme, ouverture
d’esprit et enthousiasme, lui a parlé de l’AUP, l’a
l’invitée a visiter les locaux et, après avoir demandé
l’autorisation à un ou deux professeurs, lui a également
proposé d’assister à un «vrai» cours. Cela s’est fait en
deux jours, sans aucune frilosité de la part de l’AUP pour
accueillir une personne de l’extérieur. Sur le moment tant
de simplicité et d’ouverture nous ont étonnées, maintenant
je sais que ça n’était que le reflet de ce fonctionnement
ouvert, clair et dynamique qu’il est bien difficile
d’imaginer pour tout élève ou parent qui «baigne» dans le
système français depuis la maternelle. L’inscription à l’AUP
est devenue une évidence totale pour ma fille, et pour moi…
une angoisse: bien que ma fille ait trouvé l’école de ses
rêves, je ne pouvais en aucun cas assumer les frais de
scolarité!
Comme une seconde porte magique
qui s’ouvrait, nous est apparu le système de l’aide
financière: elle nous a été accordée selon une procédure
assez rapide et sa valeur (significative, sans commune
mesure avec le type de bourse dans les universités
françaises) nous a permis d’envisager l’inscription de
Margot.
Depuis ce jour, j’assiste à son
épanouissement.
A l’AUP, les professeurs ont
une réelle écoute, dépourvue de jugement sur l’élève, jamais
un élève ne se sentira «nul» parce qu’il pose une question
dite «basique». Les professeurs participent à la vie
économique hors université, ils sont acteurs/trices de la
réalité, publient, consultent, cherchent et apportent ce
vécu là dans leurs cours. Les cours sont des laboratoires
d’idées émises, des échanges, des réflexions en commun, des
débats qui permettent à l’élève de réellement construire sa
réflexion et poser son avis, se situer lui-même par rapport
au monde. Cela je dois le dire est un peu déroutant au
départ, habitués que nous sommes pour nos enfants à des
cours magistraux: mais quelle satisfaction lorsque l’on
découvre qu’en plus des connaissances théoriques ils ont
acquis une compréhension en profondeur et une solidité
d’analyse qui rendra sûre leur appréciation des situations
futures.
Combien de fois ai-je vu ma
fille lire des livres qui n’étaient pas requis, se
passionner pour un sujet, travailler bien plus que je ne
l’avais vu faire jusque là… étonnement garanti pour les
parents!
Relation avec les professeurs
Avec eux, la
relation est facile. Il est possible pour les étudiants de
communiquer par mail à tout moment et d’avoir des réponses
quasi immédiates! En cas rendez-vous avec son professeur,
qui le reçoit et lui accorde tout le temps nécessaire. A
l’AUP, le professeur est également le partenaire de
l’étudiant.
L’environnement international
A l’AUP la
population est véritablement diverse, brassée, certains
étudiants restent seulement un semestre, d’autres plus. Ils
sont au contact les uns avec les autres de façon naturelle
et quotidienne, ils entendent constamment d’autres points de
vue, perçoivent de leurs ami(e)s d’autres cultures,
découvrent d’autres façons de penser, d’appréhender toute
chose; la connaissance des autres vient à eux sans effort,
ils y gagnent une immense confiance en eux car ils savent de
plus en plus «comment c’est ailleurs» et cela gomme de fait
la peur de l’inconnu. Le «bout du monde» s’avère être le
pays où habite la famille de leur(s) meilleur(e)s ami(e)s
qu’ils voient y partir en vacances comme eux, français, vont
en Bretagne et ainsi pour eux, le monde devient un village.
Une
écoute de la part de l’administration: Pour tout
problème rencontré par l’étudiant au sujet de sa vie à l’AUP
existe un bureau appelé «student affairs» où il peut faire
part de son problème. A la différence des universités
françaises, il y est écouté et des interlocuteurs cherchent
et trouvent! Des solutions pour lui.
Pouvoir construire son cursus
L’étudiant, en
plus du large choix de cours, a la possibilité de choisir
certains d’entre eux selon sa curiosité. Cela est essentiel
car il peut ainsi savoir s’il apprécie ou non tel ou tel
domaine, faire le choix des cours du semestre suivant en
fonction de cela et dessiner ainsi la «couleur» de son
diplôme et donc sa future activité professionnelle. Pouvoir
choisir sans risque, de façon éclairée et responsable.
Quelle chance!
Voici les caractéristiques
principales que, au travers du vécu de ma fille je peux
dégager comme étant spécifiques à l’AUP. Et même si tout
cela peut paraître idyllique, et bien c’est tout de même la
réalité et c’est cela qui est étonnant.
|