Narrative Matters 2014

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Narrative Knowing/ Récit et Savoir


University of Paris Diderot/ Université Paris Diderot
23-27 June, 2014/ 23-27 juin 2014

Version française ci-dessous/French translation below

Narrative Matters 2014, the 7th Narrative Matters conference, will be held from 23rd June to 27th June 2014 at the University of Paris Diderot and the American University of Paris. The conference will address the theme of Narrative Knowing/Récit et Savoir.

This conference will bring together scholars of all disciplines — psychology, psychoanalysis, sociology, anthropology, history, philosophy, linguistics, literary studies, feminist and gender studies, education, medicine/healthcare, social work, biology, law, theology, computer science, visual studies, etc. — to reflect on the issue of the, sometimes, contested epistemic powers of narrative.

What relations are there between narrative and knowledge? How do forms of knowledge inform and produce narratives? How do narratives communicate or produce knowledge? Which ones? What is the nature of narrative knowledge as opposed to other forms of knowledge (common or spontaneous knowledge of reality, scientific knowledge, philosophical “wisdom”, etc.)? Does narrative constitute a privileged mode of knowledge or is it an epistemologically opaque means of pursuing the truth?

Proposals for papers or panels are invited for submission before 15th November 2013.

Potential themes include but are not limited to:

  • Narrative knowing. What is the role of narrative form in the production of knowledge? Is narrative a way of thinking, accounting for human affairs, opposed to logical reasoning, describing the natural world?
  • Narrative analysis. How does gathering and interpreting narrative data generate knowledge in the social sciences (social relations, human development and aging, mental health, learning, organizations, politics, etc.)? 
  • Scientific narratives. What is the role of narratives in constructing forms of scientific knowledge and in learning from them? What is the relation between narrative discourse and scientific discourse?
  • Narrative medicine. How does narrative participate in the construction and transmission of medical knowledge, the understanding of illness and the application of medical knowledge in research, the doctor’s office and public health?
  • Narrative and the media. What is the place of narrative in the media (cinema 3D, “High Frame Rate”, interactive video games, social media, journalism) and the kinds of knowledge created and transmitted by audiovisual, digital and other media?
  • Narrative and social reality. How do narratives imagine the past, collective identity and collective memory? Is historical writing a science or storytelling? How do stories challenge ways of knowing, in counter-memories or revisionism?
  • Narrative and epistemology. What kind of object of knowledge is narrative (e.g., in narrative theory, education sciences, etc.)? Is narrative a means of knowledge, mediating knowing? How can narrative operate as obstacle to knowledge, refusing knowledge by denying narrative?
  • Narrative and fiction. How do different forms of narration challenge the borders between fiction and non-fiction (autofiction, literary journalism, novelistic biographies or autobiographies, historical novels)? Can the narrative point of view be a way of knowing in fiction and non-fiction?
  • Narrative representation. How is knowledge in fictional literary narrative configured and represented? What can literature bring to our understanding of society and social relationships?
  • The “connaissance de l’écrivain” (“writer’s knowledge”, Jacques Bouveresse). What are the epistemic benefits of reading literary narrative?

We will accept both empirical and theoretical contributions. All methods and approaches are welcome. Proposals can be in English or in French. Some of the proposals will be selected for publication.


 Narrative Matters 2014: Narrative Knowing/ Récit et Savoir (Version francaise)

Le congrès présenté ici est le septième congrès mondial Narrative Matters. Cette série de réunions internationales a été inaugurée à l’Université de Saint-Thomas au Canada (New Brunswick) en 2002. L’édition 2012 s’est tenue à l’Université américaine de Paris du 28 mai au 1er juin 2012, en partenariat avec l’Université Paris Diderot-Paris 7 (Narrative Matters 2012: Life and Narrative). L’édition 2014 se tiendra du 23 au 27 juin 2014 à l’Université Paris Diderot, en partenariat avec l’Université américaine de Paris, et aura pour thème: Narrative Knowing/Récit et Savoir.

À l’instar des éditions précédentes, le congrès réunira des chercheurs de toutes les disciplines — psychologie, psychanalyse, sociologie, anthropologie, histoire, philosophie, sciences du langage, études littéraires, études féministes et études de genre, éducation, médecine, santé et action sociale, biologie, droit, sciences des religions, informatique, visual studies… —, invités à réfléchir à la question des puissances épistémiques, parfois controversées, du récit.

Quelles sont les relations entre le récit et le savoir ? Comment les savoirs informent-ils et produisent-ils des récits ? Comment les récits véhiculent-ils ou produisent-ils des savoirs, et lesquels ? De quelle nature est la connaissance narrative, par opposition à d’autres formes de connaissance (connaissance commune ou spontanée du réel, connaissance scientifique, “sagesse” philosophique…) ? Le récit constitue-t-il un mode de connaissance privilégié ou est-il, au contraire, un moyen épistémologiquement opaque de poursuivre la vérité ? Il semble que la plupart des domaines propres aux sciences humaines et sociales, et peut-être même aux sciences expérimentales, soient concernés par la discussion du statut du savoir du et dans le récit. Les récits importent (Narratives matter) ; ils importent dès lors qu’il s’agit du savoir ou de la connaissance: telle est la signification du titre Narrative Knowing, emprunté à Donald Polkinghorne (dans Narrative Knowing and the Human Sciences, 1988).

Les chercheurs sont invités à soumettre leurs propositions de communications ou de panels avant le 15 novembre 2013.

Les thèmes possibles sont les suivants (liste non limitative):

  • la connaissance narrative (narrative knowing): le rôle du récit dans la production de connaissance ; le récit comme mode de pensée dans le domaine des croyances et des représentations sociales, par opposition aux domaines associés aux comportements des objets physiques, par exemple ;
  • l’analyse narrative: la façon dont la collecte et l’interprétation de “données” produisent des connaissances dans la recherche en sciences sociales (relations sociales, développement humain et vieillissement, santé mentale, structures d’apprentissage, politique, etc.) ;
  • les récits de la science: le rôle des récits dans la construction des savoirs scientifiques et dans leurs apprentissages ; les relations entre le récit et le discours scientifique ;
  • la “médecine narrative” dans la construction et la transmission des savoirs médicaux ; son application dans les pratiques de recherche, cliniques ou de santé publique ;
  • récits et médias: la place du récit dans les nouveaux régimes de l'image (cinéma 3D, “High Frame Rate”, jeux vidéo immersifs) ; les types de savoir construits ou transmis par les récits visuels (audiovisuels ou digitaux) ;
  • l’Histoire entre science et récit: le récit et la mémoire collective ; mémoire et contre-mémoire ; le récit et le négationnisme ;
  • récit et épistémologie: le récit comme objet de connaissance, pour la théorie narrative, mais aussi pour les sciences de l’éducation par exemple ; le récit comme moyen de connaissance, médiation du savoir et opérateur de transition entre la science et le réel ; le récit comme obstacle à la connaissance: le récit et le déni (le refus du savoir) ; le refus du récit comme modèle d’historicisation dans certains domaines du savoir ;
  • le récit et la fiction: autofiction, journalisme littéraire, biographies ou autobiographies romanesques, romans historiques, toutes formes qui déplacent les frontières entre fiction et non-fiction ; le point de vue comme mode de connaissance dans la fiction et la non-fiction ;
  • les figures et les représentations du savoir dans le récit de fiction ; le “merveilleux scientifique” ; l’érudition fictionnelle ; le roman comme “laboratoire” de connaissance pour la sociologie ;
  • la “connaissance de l’écrivain” (Jacques Bouveresse) ; les bénéfices épistémiques de la lecture du récit littéraire.

Sont acceptées aussi bien des contributions théoriques que des études empiriques. Toutes méthodes et approches sont bienvenues. Les contributions peuvent être proposées en anglais ou en français. Certaines d’entre elles pourront ensuite être sélectionnées pour publication.